En lien avec les recommandations européennes destinées à améliorer la protection des victimes d’infraction pénale, la France a adopté un texte prévoyant pour les victimes la possibilité de bénéficier d’une évaluation individualisée de ses besoins de protection. Ce dispositif placé sous l’autorité judiciaire et ne peut être mis en oeuvre qu’avec le consentement de la victime. Les forces de l’ordre sont chargées de procéder à une première évaluation des besoins exprimés par la victime en matière de protection. Les magistrats prennent alors la décision de confier l’évaluation approfondie à l’association d’aide aux victimes qui reçoit la victime et avec son consentement élabore un rapport d’évaluation des risques de victimisation encourus par la victime (dit EVVI).

L’ACJM est chargée de réaliser ces évaluations en lien avec les parquets de Cherbourg, Coutances, Alençon, Argentan et Caen. Une première convention a été signée avec le Procureur de la République de Coutances. Les autres conventions sont en cours. Néanmoins, les évaluations peuvent être déjà réalisées par l’association en application de la règle de droit.